Encore un coup de coeur personnel :
Les mondes d'Aldebaran de Léo, cycle 1 (5 tomes). suivis de Bételgeuse, cycle 2 (5 tomes). Commence à paraître la suite : Antares, cycle 3 .
""Aldébaran, quelque part dans l'espace et dans le futur... Une planète accueillante où s'est installée, en 2079, la première colonie terrienne envoyée au-delà du système solaire. C'était il y a plus de cent ans, déjà. Depuis, les liaisons radio sont coupées. Alors, peu à peu, la vie s'est organisée. Un jour, d'étranges phénomènes surviennent"" |
Mes deux grandes passions littéraires. Indémodables :
J'irai cracher sur vos tombes
Un roman de Boris Vian, publié sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, paru pour la première fois en 1946 aux éditions Scorpion.
Ce livre, comme plusieurs autres, a été d'abord édité sous le nom d'un certain Vernon Sullivan dont Vian se présentait comme le traducteur.
L'histoire, comme les autres histoires de Vian sous le pseudonyme de Sullivan, se déroule dans le sud des États-Unis d'Amérique et met en scène les difficultés des Noirs Américains dans leur vie quotidienne face aux Blancs. Dans ce roman, Lee Anderson, un homme noir mais à la peau blanche, quitte sa ville natale après la mort de son frère qui a été lynché et pendu parce qu'il était amoureux d'une blanche. Arrivé dans cette autre ville, Lee devient libraire et entre dans la petite bande locale de jeunes en manque d'alcool et de sexe. Son but est de venger la mort de son frère.
Loin du style des autres romans de Vian, ce récit est le plus violent, le plus cru et le plus représentatif de la série "Sullivan" où Vian dénonce le racisme ambiant et la condition précaire des Noirs dans le sud des États-Unis.
Peu après sa parution, étant considéré comme pornographique et immoral, ce livre fut interdit (en 1949) et son auteur condamné pour outrage aux bonnes mœurs. Une édition illustrée par Jean Boullet a été publiée en 1947.
Il en existe une version édulcorée.
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"Paroles"
recueil de textes de Jacques Prévert.
Au sujet de Paroles, Carole Aurouet écrit dans Prévert, portrait d'une vie (Ramsay, 2007, page 126) : « Outre les thèmes abordés, Paroles est également novateur, atypique et détonant, par sa forme et son style. C’est un recueil placé sous le signe de l’éclectisme dans lequel on trouve aussi bien des textes courts que des chansons, des histoires, des instantanés et des inventaires. Prévert y mélange les genres. Il ne s’inscrit dans aucune taxinomie poétique. Par ailleurs, il tord le cou aux règles de versification classique, tant au niveau du rythme que de la disposition ou de la ponctuation. Prévert a notamment gardé de son passage par le surréalisme une façon singulière de détruire les clichés langagiers et les lieux communs. Il attire, par exemple, l’attention de ses lecteurs sur l’arbitraire du signe. Il use avec brio des contrepèteries, des calembours, des équivoques et des allégories. Il rend hommage en quelque sorte au langage populaire ».
Modernité, expressivité et simplicité restent toujours sensibles plus de soixante ans après la publication du recueil. Si certains textes de Paroles ont vieilli rendant plus visibles certains procédés d'écriture appuyés, l'abord facile des textes de Prévert et les thèmes emblématiques de l'enfant, de l'amour et de la dénonciation de la guerre continuent à retenir l'attention et à nourrir les mémoires. Prévert dénonce de nombreuses causes. C'est pour cela que l'on dit de Prévert, un poète "engagé".
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